Bouh !

Où l’on rencontre un artiste pas très courageux.

Il était une fois un artiste qui adorait peindre des jungles. Il s’appelait Henri Rousseau, mais tout le monde le surnommait le Douanier Rousseau, parce que c’était plus ou moins son métier.

Au début des années 1900, il y a 120 ans environ, ses tableaux débordent donc de plantes étranges. Mais ce sont surtout les habitants de ces jungles qui passionnent le public parisien de l’époque. Rousseau peint des perroquets, des singes, des éléphants et surtout… les terribles fauves !

Ses jungles, le Douanier Rousseau explique les peindre d’après ses souvenirs d’aventurier. Jadis, raconte-t-il souvent, l’empereur Napoléon III l’a envoyé au Mexique faire la guerre. C’est pendant ce voyage qu’il dit s’être retrouvé face à ces dangereux félins. La vérité est, hélas, moins belle : Rousseau s’invente des histoires.

Le Douanier Rousseau, Surprise !, 1891

En fait, il n’a jamais quitté la France. La végétation tropicale de ses tableaux, il va l’observer dans les serres du Jardin des plantes. Et s’il lui arrive de voir des lions ou des tigres en vrai, ces fauves se trouvent derrière les grilles de la ménagerie (un zoo). D’ailleurs, pas sûr que le Douanier s’aventurait souvent près de leurs cages…

Car ces animaux ne le rassuraient pas du tout du tout. Il l’explique lui-même à travers une petite aventure qui lui est arrivée. Un soir, alors qu’il est en train de réaliser l’un de ses grands tableaux, il est pris de panique : les lions qu’il a lui-même peints lui font peur ! À tel point qu’il est obligé d’ouvrir la fenêtre pour se remettre de ses émotions.

Eh oui, le Douanier Rousseau était comme ça : il se faisait peur tout seul !

Pour prolonger le plaisir, Artips vous propose l’illustration de cette histoire à colorier (ici).