Sauvé par un ours !

Où l’on se trouve à un poil de la solution.

Il était une fois un artiste qui s’appelait Jackson Pollock et qui peignait ses tableaux par terre, en faisant couler la peinture dessus. Cette technique très étonnante pour l’époque, il y a 80 ans, s’appelle « l’action painting ». C’est de l’anglais. Ça veut dire « peinture active », parce que Pollock tournait beaucoup autour de son tableau, un peu comme s’il dansait.

Jackson Pollock, Rythme d’Automne (numéro 30), 1950, huile sur toile, Metropolitan Museum, New York © Adagp, Paris, 2020

Le problème avec cette technique, c’est qu’il est possible de faire des œuvres qui ressemblent à celles de Pollock. Eh oui, faire couler de la couleur sur la toile avec le manche d’un pinceau trempé dans le pot de peinture n’est pas compliqué.

Bien sûr, un tableau réalisé de cette façon n’est qu’une copie du style de Pollock, et il ne veut pas dire grand-chose. Pourquoi ? Parce que Pollock mettait son énergie et tout ce qu’il ressentait dans la « danse » qu’il faisait autour de sa toile.

Mais ses tableaux valent très cher, alors certains essayent de faire de fausses peintures de Pollock pour les vendre. C’est pour cette raison que le jour où une femme a montré un tableau qu’elle avait chez elle en disant qu’il était du grand artiste, beaucoup de gens se sont méfiés…

Jackson Pollock (attribué à), Red, black and silver, 1956, huile sur toile, Collection particulière © Adagp, Paris, 2020

Cela se passait peu de temps après la mort de Jackson Pollock, et cette femme avait été son amoureuse. Mais à l’époque, personne ne veut la croire… Et ce n’est que 50 ans plus tard qu’un ancien détective prouve que ce tableau était bien de Pollock. Comment a-t-il fait ? Il a cherché les indices, comme dans ses enquêtes, quand il était policier.

En regardant de très près la peinture, il a découvert qu’un poil d’ours blanc y était accroché. Un ours blanc ? Quelle drôle d’histoire ! Ce n’est quand même pas cet animal du Pôle Nord qui a peint la toile ?

Non, bien sûr, mais il se trouve que chez Jackson Pollock, il y avait une peau d’ours blanc par terre… C’est très rare de posséder cela. Le poil venait de là, et cela prouve que le tableau de son amoureuse a bien été peint chez Pollock, donc, très probablement, par Pollock !

Pour prolonger le plaisir, Artips vous propose l’illustration de cette histoire à colorier (ici).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *