Y a pas le feu !

Où l’on fait la connaissance d’un artiste qui peint plus vite que son ombre.

Il était une fois un écrivain qui s’appelait Alexandre Dumas et qui avait envie d’organiser un grand bal costumé. Il voulait inviter 300 personnes au moins, mais son appartement était bien trop petit pour ça. Heureusement, un gentil voisin était d’accord pour lui prêter un logement vide. Parfait ! Sauf que cet appartement n’était pas du tout décoré…

Cette histoire se passe en 1833, il y a presque deux cents ans. À l’époque, on demande souvent à des artistes de venir peindre les murs d’une habitation. Et justement, Dumas, qui écrira Les Trois mousquetaires quelques années plus tard, en connaît plein, des artistes. Il les appelle donc pour faire le décor du bal.

Le plus célèbre s’appelle Eugène Delacroix. Et on peut dire que cette commande ne l’inquiète pas du tout : alors que le bal doit avoir lieu le soir même, il arrive juste avant midi ! Il prend même le temps de manger avec tout le monde avant de se mettre au travail…

Eugène Delacroix, Autoportrait au gilet vert, 1837, huile sur toile, Musée du Louvre, Paris

Mais une fois qu’il se met au boulot, c’est du sérieux ! En quelques minutes, il trace au noir (avec du fusain) les grands traits de sa future peinture. Dumas et lui ont décidé que l’œuvre représenterait un roi sur son cheval, juste après avoir perdu une importante bataille.

Sous les pinceaux de Delacroix, le cavalier puis le cheval apparaissent comme par magie et à toute allure. À tel point que tous les gens présents s’arrêtent de travailler pour venir admirer et applaudir le grand artiste en pleine création.

En trois heures, Delacroix termine la décoration du mur ! Et le soir même, ce ne sont finalement pas 300, mais 700 personnes qui viennent danser et admirer la merveilleuse peinture.

Pour prolonger le plaisir, Artips vous propose l’illustration de cette histoire à colorier (ici).